
FATUM
La mort a l'aspect d'un vieil aborigène
Accroupi devant sa cabane et qui attend ;
Pendant que l'on s'agite, il laisse le temps
Dévorer nos vies et nous priver d'oxygène.
J'ai aperçu son aile bleue sous ma fenêtre
Suspendue entre deux cris vomis par la nuit ;
Son visage avait l'aspect dur de ces êtres
Qui s'accouplent au destin dans le même puits.
Ce que nous sommes n'est parfois que l'écho
D'un rêve du vieil homme assis sur sa tombe
Pourquoi courir tandis que l'ombre nous surplombe
Et que chaque pas est un bond vers le chaos ?
Je voudrais pouvoir partager son festin
Boire de son vin, et m'enivrer de ténèbres ;
Puisque tel est le but, puisque le destin
Est une digue où se joue un chant funèbre.
Quelqu'un lit le livre où sont décomptés mes jours,
Et mes rêves qu'il avale comme du sang
L'éternité est le vampire le plus puissant
Au pied duquel tout succombe, même l'amour.
Pourtant je veux jeter une pierre au gouffre
Et brûler son temple où montent des clameurs.
Je veux dire à ce bandit que l'homme souffre
Et qu'une autre porte s'ouvre lorsque l'on meurt.
LE LIVRE DU NEANT
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2. motajia Le 26/06/2007 à 21:27
1. Jim Le 07/01/2007 à 02:05
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