L’alexandrin gêne je vais le bousculer
L’art avance, la forme le fait reculer
Je suis de ceux qui flottent au-dessus de l’eau,
Griffant l’art poétique, souffletant Boileau.
Je n’aime pas les chaînes, je hais les entraves
Le mot qui n’a pas de fers est plus grave
Que celui qu’on asservit, qu’on empêche de voler
Je trouble l’académie ? J’en suis désolé.
Que voulez vous, je n’aime pas vos vieux poètes
Ils claudiquent comme leurs vers, je suis honnête
Je ne les lis pas, la poésie n’est plus là
Où vous croyez, le jeune poète écoute Nirvana.
Depuis deux siècles encore le même langage
La même oubliette, la même cage ?
Le verbe doit changer avec un rythme qui vibre
Un mot est plus puissant lorsqu’il se sent plus libre.
Encore le même rythme, la même musique ?
Hugo lui écoutait Mozart d’un air nostalgique
Moi je m’inspire en écoutant U2, I Am
Vous n’avez pas compris, voilà le drame.
Le nouveau poète n’a pas le même écho
Ses accords sont ceux d’un rap né du chaos
Son verbe s’accouple à celui de notre époque
Et qu’importe les remous que celui-ci provoque
Abad
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1. leo Le 15/04/2006 à 22:59
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