SOLUS

 

 

 

 

 

  

SOLUS


Aux bornes de cette impasse il y a le vide
Immensurable, cerné de marais putrides
Suivis par l'exhalaison et la pestilence
Qui asphyxient l'âme et que nous nommons silence.

Dans cet endroit où l'œil perd de son acuité
Les jours sont jumeaux, maculés de vacuité,
Ils n'ont pas d'apparence, ils n'ont aucune forme
Le néant les avale dans son ventre énorme.

On a la sensation qu'ici le temps s'arrête
Comme si l'on était au fond d'une oubliette
Le soleil est absent, il n'y a que la nuit
Et cette mort lente, inexorable : l'ennui.

Parfois on pousse un cri ressemblant à un râle
D'agonie empli de nos senteurs sépulcrales ;
Ici personne ne crie, personne n'écoute
Il y a ce mur infranchissable, le doute

Parfois nous essayons d'aller au-delà d'elle
De fuir cette prison en découvrant nos ailes
Mais hélas ce gouffre n'a pas de finitude
Cet enfer est sans bornes : c'est la solitude.

 

  « Abad »

LE LIVRE DU NEANT

 

 

 

 

 

 

 

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Dernière mise à jour de cette page le 01/02/2008

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